Une retraite précipitée
Note · 1 min read · 5 Sep 2023
L'aventure backstage c'est 1,5 km de marche sur une immense plage du Pas-de-Calais vers un spot naturiste en portant les sacs (photo, corde, serviette, etc.). Il y a de belles éclaircies entre les grains de pluie. Il fait 19° et la belle @YoloWonder est volontaire donc c'est jouable. Quelques très rares naturistes se promènent, pas de crainte d'un attroupement.
@philboxis (rigger et photographe) attache la sirène en deux tours de mains à un poteau de moule de bouchot. Son expérience fait que c'est rapide et sans hésitation.
Vient le moment de faire des photos, l'exercice n'est pas facile. Une vague sur deux ou trois monte jusqu'au cou de @YoloWonder. Je dois déplacer les sacs restés sur le sable plusieurs fois, tenir l'appareil photo entre deux ajustements de cordes et garder un œil sur les rares naturistes sur le sable. L'un d'entre eux viendra gentiment me dire que nos sacs sont en danger.
Durant un aller-retour entre les sacs et la scène je finis par retirer mon bermuda pour ne pas finir trempé. Heureusement l'eau n'est pas glacée. Par contre la mer monte et ça devient dangereux pour la belle et le matos. Elle finit d'ailleurs par prendre une vague pleine poire.
Donc nous la détachons tendrement. Les cordes étant en coco et pas en chanvre, elles sont super abrasives, pas question de tirer en espérant qu'elles glissent gentiment sur la peau. Encore une fois l'expérience de @philboxis est appréciable car c'est fait rapidement sans que @YoloWonder ne boive la tasse.
Nous hésitons un peu. On se sauve ou on tente de faire d'autres photos ? Plusieurs grains de pluie sont visibles au large.
Mais nous sommes là pour nous amuser, on refait donc un set de photos sur l'estran. Les vagues meurent sur @YoloWonder allongée. Mais une plus grosse que les autres l'a fait rouler et elle prend sable et eau sur le visage. Elle s'en fout, elle est tout sourire et s'amuse comme un petit diable en prenant des poses de cover girl digne de Playboy. Mais les premières gouttes de pluie tombent timidement sur nous. Il est temps de partir.
On remballe à temps et on rentre dare-dare sous une pluie battante qui nous arrive à 45° en nous piquant les jambes. Je fais les 1,5 km de marche retour en protégeant le sac de l'appareil photo avec un parapluie. @philboxis me rappelle tous les 100 m qu'il faut protéger le sac photos avant tout. La pression du vent pouvant faire suinter l'eau à travers les fermetures.
Au final nous avons deux sets photos, trois personnes trempées, mais un sac photo quasi sec. En arrivant au logement nous prenons une bonne douche chaude sur la terrasse avant de profiter du jacuzzi. Un délice !
Source: FetLife - Sheepyr